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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 17:46

143.gifJe commence de plus en plus à ne pas vouloir dire ce que je dis. Je communique avec un rideau faisant office de filtre entre moi et mon interlocuteur, le "tiers intervenant", comme disait mon meilleur pote (j'ai encore oublié sa source, honte à moi). Il est tout le temps là et il me casse les couilles. Je n'arrive plus à dire les choses tel qu'elles devraient être dîtes, j'arrive juste à les suggérer de manière totalement maladroite. C'est comme dans les films à la con où le héros essaye de convaincre sa récente prise qu'il n'était pas entrain d'embrasser cette autre femme "Mais non c'est pas ce que tu crois, je te jure, n...nooon.....ne part pas.......je t'aime  !". Et voila, ce blaireau à pas réussi à clairement dire les choses et il va devoir courir après sa dinde jusqu'à la fin du métrage. Donc oui, il y a quelque chose qui me force à pas parler en des termes clairs, qui me fait choisir certains mots au lieu d'autres et qui m'empêche d'être vrai avec les autres. Elle ne m'autorise pas à  dire à des gens qu'ils me cassent les couilles, que je les trouve pathétiques, moches, cons, inintéressants, loin de la plaque, sans goût, trop beaux, trop intelligents, trop doués, forts, faibles, mal habillés, utilisant les mauvais mots, mangeant mal, agissant bêtement ou trop bien, qu'ils puent, qu'ils sentent bon mais trop fort, qu'ils parlent beaucoup, qu'ils font trop comme moi, qu'ils devraient m'écouter et fermer leurs gueules, qu'ils me donnent envie de me tirer une balle, que je les aime. *se gratte les fesses*

Au contraire, je vais prendre des détours, choisir des mots, utiliser des expressions, avoir l'air de savoir ce que je dis, prendre confiance en moi car après tout je le vaux bien et ma parole est d'or si elle est débitée avec un sourire en coin, baby. En bref les autres ne sont pas comme moi et je n'arrive pas à leur faire comprendre.

A partir de ça je peux dire clairement que mes rapports sont faussés et que mes liens sociaux se dégradent de plus en plus. Je vis avec un masque qui dit "parlez moi, je suis sympa" mais ce masque commence à me tenir trop chaud, si bien que je sue et commence tout doucement à le perdre. Mais ce qui est en dessous, je n'ai pas l'habitude de le montrer. Ça effraie un peu, surtout moi. Je suis toujours sous la domination de cette 3e entité qui m'interdit de faire peur à autrui, ce rideau qui ne laisse jamais voir les choses de leur teinte  naturelle. On vit à une époque où l'on adore trafiquer nos images, les recadrer à notre goût, nous prendre pour une scène de cinéma ou un clip de R'n'B (dur).

 

Moi même, quand je sors dans la rue, je met ma casquette sur le côté, je shoote dans une canette, fais un tour sur moi même, puis j'avance comme un mannequin sur le trottoir en prenant un air tragique, chantant dans la gueule de tout les passants qui se joindront bientôt à ma chorégraphie libératrice. Arrivé à l'arrêt de bus, une voiture déboule l'avenue, s'arrête devant nous et les passagers commencent à nous tirer dessus avec des AK-47 et un lance-roquette. Alors moi je saute sur le côté, réception roulade de judo, je prend le bébé et le met à l'abri, sa mère me remercie et me propose son corps. N'étant pas rebuté par les matures parfaitement conservées, je lui laisse ma carte et lui propose le soir même comme date de rendez-vous, elle me remercie en me jurant que sa fille de 18 ans sera aussi de la partie. Le temps de lui faire un sourire et je suis tout de suite rattrapé par les évènements, une roquette ! Vite je l'attrape avec ma main gauche (je suis droitier) et la désamorce juste avant qu'elle explose, sauvant ainsi l'orphelinat juste derrière moi. Les gangsters, quelque peu énervés, commencent à me canarder, et prennent le soin de viser mes parties génitales, Ils pensaient sans doute mettre fin à une race de surhomme (hahaha). Bref, ni une ni deux, je me transforme en super guerrier et leur renvoie leurs balles en prenant la peine de courir sur les murs pour les désorienter. Ils tombent comme des mouches et crient au désespoir. Leur chef me présente alors un sabre et me demande pardon en pakistanais (?), je regarde donc le ciel s'éclaircissant et lui dit "je ne t'en veux pas, c'est à la haine que j'en veux".

Après jvais au Mcdo.

 

Je suis las de cette ville, de cet environnement, de ces habitants, cette mentalité, ces faux rapports, plus faux que des mauvais effets spéciaux dans une série B. Et le pire, je ne veux rien faire pour changer tout cela, je commence dangereusement à cracher dessus comme on crache sur un jeux auquel on arrive pas à jouer.

De toute manière l'année prochaine jme casse au Pakistan.

 

 

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commentaires

Johny Bulbe 14/10/2010 20:13



roooh,ca ne nous empeche pas de nous sucer la bite



Mavieestgreat 14/10/2010 20:16



Certes, mais j'ai besoin d'un temps.....



Johnny Bulbe 14/10/2010 20:04



Je t'aime.Portons notre masque ensemble en haissant le monde et enlevons le lorsque nous somme seul...



Mavieestgreat 14/10/2010 20:11



Heu, jsuis pas pd....



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